« Le terme peut sembler technique. Il est parfois utilisé dans des textes réglementaires, parfois dans des appels d’offres, parfois dans les discussions avec des donneurs d’ordre, des administrations ou des partenaires. Selon les pays et les secteurs, il ne recouvre pas exactement les mêmes obligations. Le contenu local dans les hydrocarbures au Sénégal ne se présente pas forcément comme dans l’agro-industrie en Côte d’Ivoire, les mines, le BTP ou les services. Cependant, l’idée générale est proche : les projets doivent produire davantage d’emplois, de compétences, de sous-traitance, de partenariats et de valeur ajoutée sur place. »
« Philippe Cordier, expert Stratexio et fondateur de Ceemo SAS, a vu évoluer la manière dont les entreprises françaises abordent l’Afrique de l’Ouest. Au départ, la question revenait souvent sous une forme assez directe : y a-t-il un marché pour mon produit, mon service ou mon savoir-faire ? Cette question reste essentielle, mais elle ne suffit plus… Dans plusieurs pays de la région, une autre question s’est progressivement imposée : quelle place l’entreprise étrangère accepte-t-elle de laisser, ou de construire, avec les acteurs locaux ? C’est tout l’enjeu du contenu local. »
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